Gilbert Issard

Professionnel de la gestion actif-passif, risques financiers et mesure de la rentabilité

La gestion des risques et du bilan est une des clés de la survie et de la rentabilité d’un établissement financier. Celle-ci recquiert de maîtriser un ensemble de savoir-faire, de techniques et de compétences réservés à des spécialistes.

Je travaille dans ces domaines depuis 1990 ce qui m'a permis d'approfondir et maîtriser plusieurs sujets tous au coeur du métier bancaire et de la finance :

  • gestion des risques de taux
  • getion du risque de liquidité
  • dispositif de contrôle interne et cartographie des risques
  • Taux de cession interne (TCI) ou Fund Transfer Pricing (FTP)
  • Rentabilité ajustée des risques ou Risk Adjusted Return on Capital (RAROC)
  • Bâle II sur le risque de crédit et opérationnel
  • Bâle III sur le risque de liquidité : LCR et NSFR
  • Mesure du capital économique
  • IAS 39 et 32

J'ai décliné ces sujets à différents niveaux :

  • Stratégie
  • Gestion de positions de taux et de liquidité
  • Processus
  • Données et reportings
  • Systèmes d’information
  • Organisation

La nécessité d'une gestion intégrée des risques

La crise récente a montré que la capacité à disposer d'une vision homogène et exhaustive des risques de liquidité, de taux et de change pour l'ensemble de la banque était indispensable. Dans le contexte actuel, les risques se recouvrent de telle façon que gérer chacun isolément des autres est difficilement envisageable. Un risque de crédit qui se réalise, peut avoir des conséquences sur la liquidité de l'établissement et le faire tomber comme l'a montré le cas Northern Rock.

De plus en plus, les banques interviennent sur plusieurs marchés nationaux au travers de filiales, de succursales ou de SPV (Special Purpose Vehicles) donnant à la question du risque de change une place qu'elle n'avait pas il y a quelques années. Assurer le refinancement de filiales à l'étranger pose à la fois des problèmes de liquidité et de change. L'inter-connexion étroite des risques constitue le sujet majeur de la gestion des risques dans la crise actuelle.

Au delà des questions de mathématiques financières et de modèles, pourtant cruciales pour la maîtrise des aspects théoriques, le facteur clé reste l’expérience. Elle seule permet de faire les choix adéquats et pragmatiques tant dans les domaines des processus de gestion, des systèmes d’information ou de l’organisation humaine.

Le métier de la gestion actif-passif -ou ALM - change avec d’une part le passage du stade artisanal au stade "industriel" et d’autre part l’élargissement et l’approfondissement des thèmes comme la liquidité, le pilotage des réseaux et la mesure de leur performance.